Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich

Ou les retrouvailles d’un vieux couple !

Munich. J’adore ce bassin. J’y ai beaucoup de bons souvenirs, avec mes premières courses internationales en junior et la médaille d’argent aux Mondiaux de 2007, et c’est toujours un plaisir de revenir courir dans cette piscine géante. L’impression est ici encore plus forte que sur les autres bassins artificiels, puisque l’eau est translucide et que l’on en voit le fond. Pour l’anecdote, celui-ci est entretenu par d’énormes poissons noirs qui mangent les algues, et qui croisent sous les bateaux…

Pas le temps cependant de trop s’attarder sur ces considérations halieutiques,  nous sommes venus pour  défier chez eux les champions du Monde allemands. Le défi a tourné court puisqu’ils sont forfait pour blessure. Les estoniens, 3èmes des mondiaux 2009 sont aussi absents pour blessure. Pas grave, on se consolera avec les anglais, larges vainqueurs de la première étape de la Coupe du Monde en Slovénie il y a 3 semaines.

C’est presque une opération commando puisque nous ne sommes que 2 bateaux français à courir à Munich, avec Maxime Goisset, le fier skiffeur franc comtois, le reste de l’équipe étant resté à Aiguebelette pour travailler. Christine Gossé pour l’entrainement, l’encadrement et la logistique et Christophe L. le kinésithérapeute et appui logistique indispensable, complètent cette équipe de choc. Nous n’avons pas été gâtés par la météo puisque nous n’avons pas vu le soleil depuis notre départ de…Vaires sur Marne, où la météo était déjà loin de ses standards du mois de juin… Au menu : vent très fort de mercredi à vendredi, avec en plat principal de la pluie samedi et dimanche.

C’est donc de vraies retrouvailles en double avec Julien après un hiver plus axé sur le travail en skiff, avec toutefois un petit changement puisque nous avons inversé nos positions dans le bateau. Cela fait un petit moment que l’idée nous trottait en tête sans que nous n’ayons réellement le temps de travailler dans ce sens. C’est une prise de risque de se présenter sur une Coupe du Monde dans une composition inédite, mais la saison étant longue, c’est aussi le bon moment d’essayer des choses. Nous pourrons toujours retourner à l’ancienne formule si les sensations ne sont pas au rendez-vous.

La  préparation s’est bien passée, nous avons fait beaucoup de travail de vitesse pour caler les appuis ensembles et les chronos sont encourageants. Nous apprenons encore et toujours! Le passage du quatre ou double nous avait déjà surpris par tous les ajustements nécessaires  alors que nous ramions déjà ensembles depuis 4 ans, et il faut encore tout recommencer en changeant de place…sauf que nous avons de l’expérience et des repères en plus.

Après un « petit » road trip entre Paris et Munich mercredi, nous attaquons les courses vendredi contre un plateau relevé dans des conditions météo délicates.

Nous maitrisons la course jusqu’au 1500m, avec des sensations moyennes et une certaine assurance de nos capacités. Nous relâchons l’effort un peu tôt, et les Tchèques (d’anciennes connaissances du quatre de couple) en profitent et nous sautent sur la ligne pour 3 centièmes…en nous condamnant aux repêchages l’après midi ! C’est une désillusion de se faire avoir comme des jeunes et de devoir recourir dans la journée !

Le sort s’acharnant un peu plus, nous tombons dans le repêch’ contre les slovènes,  l’autre gros bateau piégé dans la matinée. Nous remettons les pendules à l’heure en maitrisant la course, jusqu’au bout cette fois. Finalement, nous faisons un meilleur parcours que le matin, avec une meilleure cohésion technique, et cette course nous remonte le moral.

Récit à suivre….

Nous serons cette semaine à Toulouse pour la préparation des Championnats de France Bateaux Longs où nous courons en quatre de couple avec Jérôme Descazeaux et Matthieu Androdias pour défendre notre titre au Creusot !

Coupe du Monde de Bled (Slovénie) en skiff

Je termine 10ème de cette première régate internationale de la saison. L’objectif était de se mesurer à la concurrence mondiale en faisant des parcours pleins pour progresser sur le plan individuel.

La préparation a été assez délicate pour moi puisque j’ai attrapé une grosse gastro samedi dernier qui m’a tenu écarté deux jours du bateau et allégé de 2,5kg au passage. Je n’ai donc pu refaire de travail spécifique de vitesse avant d’aborder la compétition, et je me posais pas mal de question sur mon état de forme.

Avec 27 engagés, le skiff était l’épreuve la plus fournie en participants. Les festivités ont commencé vendredi midi par une série assez relevée, où les trois premières places étaient qualificatives pour les quarts de finale. Quelques clients à la performance dans ma manche, avec Marcel Hacker l’allemand fantasque, médaillé olympique en 2000 en skiff, un canadien Champion Olympique en huit à Beijing, un chinois régulièrement en finale B, un serbe finaliste en double l’an dernier… La course passe assez vite, Hacker se détache et fait la course en tête. Je suis à la bagarre tout le long mais je n’arrive pas à créer un écart au train avec les autres concurrents. Je fais un gros enlevage pour venir mourir 4ème dans la même seconde que le 2ème et le 3ème.  Je serais finalement repêché au temps puisque notre série est allée plus vite que les autres et que j’ai le 4ème temps des séries.

5h plus tard, rebelotte en quart de finale avec Karonnen le suédois, un géant hollandais, un croate, un anglais et un autrichien. Je pars assez vite mais le suédois me laisse sur place dans le 2ème 500m, et je me bats toute la course avec le croate et le hollandais pour les trois places qualificatives. Tout s’est encore joué à l’enlevage, où le hollandais a doublé le suédois pour la première place, et  où je passe le croate dans les 5 derniers coups. C’était chaud mais je passe dans les 12 !

Un massage et bonne nuit de sommeil furent nécessaires pour récupérer de cette 1ère journée épuisante et se préparer à la demi-finale. Encore un tirage assez compliqué pour moi puisque je tombe contre Hacker, Karonen, Julien, le serbe et le canadien de la série. Pas le droit à l’erreur à ce niveau, et même en faisant un bon départ et en attaquant au 700m pour rester dans le peloton je me fais décrocher au train peu avant le 1000m.  Je sais que je ne reviendrai pas dans les places qualificatives et je déroule la 2ème moitié de course, ce qui explique les écarts assez importants à l’arrivée.

En finale B je retrouve mes camarades de série et de quart : le canadien, le serbe, le chinois , le hollandais et l’américain. Encore une course bien pleine ! Je pars fort, j’attaque au 750, relance au 1000m. Je suis dans la bagarre mais le bassin chahute de plus en plus, je n’arrive  pas à me relâcher pour attaquer et lancer mes 30 derniers coups d’enlevage qui auraient pu me permettre de finir 2ème derrière le canadien.

Nous étions 4 français engagés dans cette catégorie avec Julien Bahain, Pierre-Jean Peltier et Sigmund Verstaete. La hiérarchie nationale est respectée, puisque Julien réalise un parcours impressionnant en terminant 4ème, à un souffle des médailles, je prends la 10ème place et PJ et Sigmund terminent 3èmes et 4èmes de la finale D.

Mon bilan de cette Coupe du Monde est plutôt positif. Je suis heureux d’avoir pu me frotter aux meilleurs et mesurer le chemin qu’il me reste à parcourir pour disputer les médailles. Je ne sais pas dans quelle mesure la gastro m’a fatigué.

Nous allons maintenant remonter en double avec Julien pour la prochaine étape de la Coupe du Monde à Munich dans 15 jours. Le programme sera ensuite très chargé avec dans l’ordre : les France bateaux Longs, la Régate Royale d’Henley et la dernière étape de la Coupe du Monde à Lucerne en Suisse, en quatre semaines…

Merci à tous ceux qui m’ont envoyé des messages de soutien ! Vous pouvez aussi continuer à poser des questions sur Formspring : www.formspring.me/cberrest

Championnat d’Europe d’ergomètre – Kettwig Euro Open 2010 – Jour 1

Nous sommes arrivés en Allemagne hier, après quelques péripéties dans les transports parisiens. L’organisation fait bien les choses puisqu’un chauffeur nous attendait à l’aéroport et nous a emmenés faire un tour dans l’arène du THG, histoire de prendre nos repères, une bière et un sandwich avant d’aller à l’hôtel. Petit intermède gastronomique : le restaurant de l’hôtel est l’un des meilleurs de la ville, nous en avons profité pour flatter nos papilles et prendre de l’énergie avant le début des festivités.

Et quelles festivités ! Cette année, pas de Championnats du Monde à Boston, l’expérience de l’année dernière s’est avérée trop fatigante, nous restons en Europe. Le niveau de cet Euro Open 2010 est intéressant, avec la présence de tous les allemands qui prétendent à une sélection. Petit rappel : ils sont Champions du Monde -sur l’eau- en huit et en double, médaillés en quatre de couple… Le schéma de la compétition est nouveau pour nous, avec une série le samedi et une finale le dimanche avec les 10 meilleurs.

Il a neigé toute la nuit, donc il y a quelques forfaits, mais les plus gros sont là.

Première surprise, la salle n’est pas éclairée et un DJ mixe en live pendant les courses. Ce n’est pas une boite de nuit, mais c’est moins calme que d’habitude… Il y a une estrade au centre du gymnase avec 10 ergos, et une rangée de 25 ergos à son pied. Les concurrents sont éclairés par des spots et peuvent suivre la course sur des petites télés, les 3500 spectateurs sur les 2 écrans géants. Grosse ambiance…

Deuxième surprise : ils prennent mon statut de Champion du Monde au sérieux ! Mes bases d’allemand sont encore assez fraîches pour comprendre « Weltmeister » quand je passe dans les couloirs… à moi de montrer qu’il n’est pas usurpé !

Encore une petite contrariété : l’échauffement sur un ergo est limité à 8 petites minutes par personne car les courses sont rapprochées et les gens récupèrent pour la course du lendemain. Obligé de ruser pour se chauffer correctement !

La stratégie est de faire le meilleur chrono possible aujourd’hui, et de recommencer demain ! Pas de gestion prévue, j’aimerais descendre un peu mon record de France ce qui devrait me placer dans les 10, et me donner le privilège (si si !) de recourir demain.

Je fais un bon départ et un premier 1000 agressif. Avec Julien on se détache du peloton, les allemands gèrent et se réservent pour demain. Je continue à attaquer, et je passe au 1000 sur de très bonnes bases, en tirant 1’26 par 500m. (Je n’ai pas eu accès au moment où j’écris aux temps intermédiaires, mais je dirai sur les bases de 5’44) Je paye logiquement l’effort dans le 3ème 500, en maintenant le 1’27 par 500, mais rend les armes dans les 400 derniers mètres en 1’29 et même 1’30.

5.46.2. Je suis à seulement 0.5 seconde de mon record, dans des conditions difficiles. Je suis à la fois déçu d’échouer si près et content de poser des bonnes bases pour demain. Julien a lui aussi eu un 2ème 1000 difficile, et termine en 5.56, et je vous invite à aller voir son blog pour ses impressions : Blog de Julien Bahain

Petite satisfaction : j’ai fait la course à côté d’Eric Knittel, champion du monde en double devant nous l’an passé, et il a souffert pour finir en 6’04.

Nous terminons à la 1ère et 4ème place de la série, nous devrions être bien placés en finale pour jouer avec les allemands. Je ne me fais pas d’illusions, ils ont caché leur jeu et demain sera une toute autre course. Le boulot est assuré pour moi avec ce chrono, donc je pourrai tenter quelque chose sans pression.

La course est prévue à 12h45, et nous devrons courir pour attraper notre avion, donc vous n’aurez pas de nouvelles avant lundi matin… Essayez le site de la compétition pour les résultats : http://www.euroopen2010.com/en/index_en.html

A venir sur le blog :

Bonjour les amis,

après une petite pause , le blog repart pour la saison 2010 qui s’annonce longue et captivante.

j’ai plein de choses à vous raconter, avec :

-l’arrivée de Julien à l’Aviron Toulousain,  le pourquoi du comment

-notre partenariat avec JD Promotion (voir la page partenaires)

-les 30 ans du club (résumé de la journée avec la remise de la Médaille de Chevalier)

-la rentrée scolaire (j’essaierai d’expliquer mon cursus et les perspectives)

-la scéance photos de mode pour GQ, numéro de novembre ( déjà en vente dans vos kiosques ! )

-le déroulement de la saison 2010

Vice-Champion du Monde 2009 !

Quelle course ! Encore un gros parcours cette saison, encore placés, pas encore gagnants… Les mauvaises langues diront « toujours pas » mais laissont les dire, ils n’ont pas tout à fair tort même si c’est déplacé.

Rapide résumé de la course : fort vent pour, gros départ des estoniens au couloir 1, nous sommes aune pointe devant les allemands, nos gros concurrents, et les néo-zélandais, candidats à la médaille. La cadence est élevée, encore à  39 au 750m. Nous n’arrivons pas à distancer les allemands comme nous aurions aimé, les estoniens tiennent le coup et les néozélandais sont légèrement décrochés. A partir du 1000m, les allemands attaquent fort et nous faisons quelques fautes techniques dans un bassin qui commence à être bien agité. Ils nous passent une pointe, au train, nous ne réagissons pas et perdons là le titre mondial. Sur le moment, on y croit toujours et on compte sur notre enlevage pour les repasser.  A l’entrée du dernier 500, les estoniens sont toujours devant nous et se battent pour ne pas craquer.  Le vent pour favorise ces techniques de départ canon/ résistance au retour des autres en raccourcissant le temps de course, et nous gêne dans notre enlevage. Le sprint final est dantesque. A 250m, nous sommes revenus sur les estoniens, et je suis convaincu que sur notre lancée nous serons devant à l’arrivée, je ne regarde plus de leur coté mais surveille (espère?) une défaillance des allemands ; il n’y en aura pas. Ils sont Champions du Monde 2009 80/100e devant nous,  nous passons finalement les estoniens sur le dernier coup comme prévu pour arracher une médaille d’argent pour 4/100e.

A la fois déçus et contents, physiquements ravagés, nous recevons notre médaille. Pas d’effusion de joie comme en 2007 ou 2008, nous savons que nous sommes passés un peu à côté. Nous avons beaucoup de mal à nous remettre de l’effort et à masquer notre déception aux journalistes. Les titres du lendemain s’en ressentiront…

Attention cependant à ne pas sous estimer cette performance, notamment par respect pour les bateaux qui finissent 4èmes. Nous pouvons être fiers de notre saison, et des médailles mondiales  nous n’en gagnerons pas des dizaines.

Merci Julien pour cette aventure qui n’en est qu’à son début.

Merci Christine pour tout ce que tu nous apportes.

Merci à vous pour votre soutien.

Je sais que nous sommes sur la bonne voie.

Championnats du Monde d’aviron 2009 : victoire en demi-finale !

Berrest Bahain aviron demi finale

Voilà une bonne chose de faite ! Les demi-finales sont toujours des courses pièges (voir ici l’article sur la demie des JO) et délicates à négocier. La semaine a été longue depuis la série de dimanche ! On a tourné comme des lions en cage, on avait vraiment envie de courir cette demie !

Bonne météo, léger vent pour, bon échauffement, toutes les conditions étaient là pour une bonne explication. On arrive à faire un départ canon, seuls les slovènes nous accrochent mais les anglais, ceux qu’on redoutait le plus, restent scotchés sur place. On continue à attaquer jusqu’au 1000m pour se mettre à l’abri des poursuivants. Les slovènes sont toujours à côté mais on sait depuis les Jeux Med’ qu’on est beaucoup plus rapide dans le 2ème 1000m, on travaille bien la propulsion à chaque coup en essayant de s’économiser. On les passe au train dans le dernier 500 sans monter la cadence, on met juste une petite série sur les 10 derniers coups pour le principe. Derrière, les serbes font une superbe course en embuscade et surprennent les anglais, médaillés olympiques, qui sont relégués en finale B.

Dans l’autre manche, les allemands gagnent devant les NéoZ et les estoniens, dans des chronos similaires aux nôtres. Ça promet une belle course en finale !

Nous sommes confiants, sereins et déterminés. Nous avons fait deux parcours de qualité, en progressant à chaque fois, et il reste de la marge. La suite commence par une bonne récup’, un petit tour à la piscine et un bon repas. Pas de stress particulier, nous savons ce qu’il faut faire.

Après tout « ce n’est qu’une course d’aviron… » et c’est ce qu’on aime !

Championnats du monde 2009 : Victoire en série !

Eliminatoire Poznan 2009 Deux de couple BERREST BAHAIN

Article à venir…

Interview en anglais sur le site FISA

C’est un petit portrait réalisé à Lucerne par la FISA pour découvrir les personnalités et les histoires qui se cachent derrière les rameurs…

Portait Cédric BERREST

Je ne peux pas mettre la vidéo directement, mais j’invite ceux qui ont des bases d’anglais à aller voir les portraits des autres athlètes, dont Mahe Drysdale le skiffeur néozélandais qui parle de sa carrière et de ses adversaires, très intéressant malgré une légère tendance à dire « you know » 3 fois dans chaque phrase. Vu mon accent il faut bien que j’attire l’attention ailleurs…

Derniers réglages avant les courses

malta venue

Nous sommes bien arrivés à Poznan hier, après un long voyage et une nuit à Paris. Nous sommes logés dans un hôtel quatre étoiles tout neuf, juste à côté du centre ville, à 20min du bassin environ. Le confort est important mais ne doit pas masquer l’essentiel : on est pas là pour faire du tourisme !

Ce matin première sortie sur le Lac de Malta, toujours aussi impressionnant. C’est un beau bassin, rapide, car l’eau est chaude et le vent pousse. Les chinois avaient mis le paquet à Pékin mais l’URSS savait vraiment faire les choses en grand. Et en béton. Les pontons de départ (en béton) sont  sur la berge, les pontons d’embarquement (en béton) font 10m de large, les tours de chronométrage intermédiaire (en béton) sont fixes, grandes tribunes et tour d’arrivée colorées (…en béton aussi !).

La semaine après le parcours handicap est toujours spéciale à gérer, avec le voyage au milieu, le stress qui monte un peu et les courses qui approchent. On est presque prêts mais pas tout à fait, on continue le travail de vitesse. Une semaine c’est long, il faut en profiter pour encore affiner des détails techniques et trouver de la facilité et du confort.

Les derniers jours avant les courses sont toujours des moments intenses. On se rassure, on fait le point sur nos forces et ce qu’il reste à améliorer. Je suis vraiment confiant dans le travail que nous avons fait sur le stage terminal. Nous sommes plus forts qu’à Lucerne, la seule inconnue est le niveau de forme des adversaires.

Une fois sur place, on réfléchit moins. Les acteurs sont là, le décor est posé, on connaît par cœur notre partition. L’interprétation fera la différence.

Conditions idéales !

Skiff Berrest /Bahain

Bonne entrée en stage term’, nous avons des conditions idéales et nous faisons du bon travail. La fatigue commence à pointer le bout de son nez mais c’est pour la bonne cause. On a fait du double avec Julien à la nage pour changer les repères et les habitudes et mettre le doigt sur les défauts…instructif ! Les sensations changent complètement entre la nage et le deux, et ça nous oblige à nous remobiliser pour retrouver notre vitesse de coque habituelle. Beaucoup de skiff aussi pour reprendre les bases. Ça fait du bien.

Le samedi et le dimache le lac est pris d’assaut par les touristes, baigneurs et pédalos et la sortie ressemble à du slalom géant. On ne peut pas leur en vouloir, le cadre est vraiment magnifique.

Nous, nous restons concentrés !