Championnat d’Europe d’ergomètre – Kettwig Euro Open – Jour 2

On était venu en Allemagne pour chercher de la concurrence, on l’a trouvée ! L’organisation et les médias allemands ont monté la sauce en un duel entre Karsten Brodowski et moi, suite à mon bon chrono en série… Je connais Karsten depuis nos belles années de junior : alors que je battais le record de France en 5′59.3, il battait le record du monde en 5′47 et des brouettes. 2m05 et 105kg, c’est un sacré morceau ! Sur l’eau par contre c’était une autre histoire, je l’ai toujours battu. Il a bien progressé depuis, puisqu’il est vice-champion du monde en 4X, et que son record perso à l’ergo est descendu à 5′40… Il a géré sa série hier en 5′52 (!) et se réservait pour aujourd’hui.

Autres qualifiés pour la finale : la nage du 4X allemand, Tim Bartels, Marcel Hacker le médaillé olympique et Champion du Monde en skiff, et les 4 du milieu du huit Champion du Monde. En ajoutant les 10 meilleurs moins de 23 ans, vous avez un plateau de départ de très haut niveau, et ça tombe bien c’est ce qu’on aime !

La stratégie de course était partir en tête, de m’accrocher le plus longtemps possible à Brodowski dans le 1000m du milieu et de voir si je pouvais encore le titiller dans le dernier 500. Il visait 5′42, et même si je ne m’interdis rien, je ne pense pas être en mesure de le faire, actuellement… Joyeuse coïncidence, les gentils organisateurs nous ont placé à côté.

Le gymnase était plein à craquer, et le speaker a mis une grosse ambiance avant le départ. J’ai fait le show dans les 200 premiers mètres en mode « j’affiche plus bas que toi », et j’ai pris une petite avance de 5/6m que j’ai gardé jusqu’au 1250m. Je voulais vraiment m’accrocher à lui sauf que c’est lui qui a calqué sa course sur moi, en me marquant à la culotte. J’ai tenté des attaques, il a toujours répondu, et dès que mon temps baissait un peu son coach le relançait…. ja voll, ja voll…

Finalement nous sommes rentrés ensemble dans le dernier 500, quelques mètres devant Grohmann, une belle boule de muscle. A ce moment là j’y croyais encore, même si je commençais à être sérieusement entamé. Je savais déjà que le chrono ne serait pas top au vu de mes temps de passage, mais seule la victoire comptait aujourd’hui, ma bonne perf’ d’hier validant mon travail hivernal.

Grohmann est parti comme une flèche, nous laissant sur place en moins de 10 coups. Ça ressemblait à un feu de paille, j’ai accéléré un peu, mais il a tenu jusqu’au bout et moi non. Karsten a bien essayé de repartir dans les 200 derniers mais n’a rien pu faire pour le rattraper. Je termine 3ème en 5′49.0. Grohmann s’impose en 5′46.9 et Brodowski suit en 5′47.2.  Avec mon chrono d’hier…

On le saura pour la prochaine fois, il suffit de passer dans les 10 le samedi et en garder le maximum pour la finale du dimanche, le risque étant de faire deux chronos moyens si ça va vite dès le samedi. Ça fait très mal de toute façon.

C’était vraiment une bonne expérience, nous avons croisé beaucoup de passionnés qui suivent nos parcours depuis l’étranger, des gens contents de nous voir venir défier les allemands (y compris le chef des équipes d’Allemagne qui a motivé ses troupes grâce à nous ! ).

Merci à Thierry Louvet et Concept2 France de nous avoir permis de nous frotter à la concurrence.

Merci à Boris et Concept2 Germany pour l’accueil et pour nous avoir mis dans d’excellentes conditions. Kettwig est vraiment une ville sympa.

Merci enfin à ceux qui m’ont envoyé des messages de soutien et aux français qui avaient fait le déplacement.

Rendez vous l’année prochaine à Coubertin pour l’Euro Open 2011 à Paris !

Des champions à l’Open C2 Paris 2009

Belle vidéo réalisée cette année avec les champions de plusieurs sports présents à Paris qui racontent leur « expérience ergomètre »

Vice-Champion du Monde 2009 !

Quelle course ! Encore un gros parcours cette saison, encore placés, pas encore gagnants… Les mauvaises langues diront « toujours pas » mais laissont les dire, ils n’ont pas tout à fair tort même si c’est déplacé.

Rapide résumé de la course : fort vent pour, gros départ des estoniens au couloir 1, nous sommes aune pointe devant les allemands, nos gros concurrents, et les néo-zélandais, candidats à la médaille. La cadence est élevée, encore à  39 au 750m. Nous n’arrivons pas à distancer les allemands comme nous aurions aimé, les estoniens tiennent le coup et les néozélandais sont légèrement décrochés. A partir du 1000m, les allemands attaquent fort et nous faisons quelques fautes techniques dans un bassin qui commence à être bien agité. Ils nous passent une pointe, au train, nous ne réagissons pas et perdons là le titre mondial. Sur le moment, on y croit toujours et on compte sur notre enlevage pour les repasser.  A l’entrée du dernier 500, les estoniens sont toujours devant nous et se battent pour ne pas craquer.  Le vent pour favorise ces techniques de départ canon/ résistance au retour des autres en raccourcissant le temps de course, et nous gêne dans notre enlevage. Le sprint final est dantesque. A 250m, nous sommes revenus sur les estoniens, et je suis convaincu que sur notre lancée nous serons devant à l’arrivée, je ne regarde plus de leur coté mais surveille (espère?) une défaillance des allemands ; il n’y en aura pas. Ils sont Champions du Monde 2009 80/100e devant nous,  nous passons finalement les estoniens sur le dernier coup comme prévu pour arracher une médaille d’argent pour 4/100e.

A la fois déçus et contents, physiquements ravagés, nous recevons notre médaille. Pas d’effusion de joie comme en 2007 ou 2008, nous savons que nous sommes passés un peu à côté. Nous avons beaucoup de mal à nous remettre de l’effort et à masquer notre déception aux journalistes. Les titres du lendemain s’en ressentiront…

Attention cependant à ne pas sous estimer cette performance, notamment par respect pour les bateaux qui finissent 4èmes. Nous pouvons être fiers de notre saison, et des médailles mondiales  nous n’en gagnerons pas des dizaines.

Merci Julien pour cette aventure qui n’en est qu’à son début.

Merci Christine pour tout ce que tu nous apportes.

Merci à vous pour votre soutien.

Je sais que nous sommes sur la bonne voie.

Championnats du Monde d’aviron 2009 : victoire en demi-finale !

Berrest Bahain aviron demi finale

Voilà une bonne chose de faite ! Les demi-finales sont toujours des courses pièges (voir ici l’article sur la demie des JO) et délicates à négocier. La semaine a été longue depuis la série de dimanche ! On a tourné comme des lions en cage, on avait vraiment envie de courir cette demie !

Bonne météo, léger vent pour, bon échauffement, toutes les conditions étaient là pour une bonne explication. On arrive à faire un départ canon, seuls les slovènes nous accrochent mais les anglais, ceux qu’on redoutait le plus, restent scotchés sur place. On continue à attaquer jusqu’au 1000m pour se mettre à l’abri des poursuivants. Les slovènes sont toujours à côté mais on sait depuis les Jeux Med’ qu’on est beaucoup plus rapide dans le 2ème 1000m, on travaille bien la propulsion à chaque coup en essayant de s’économiser. On les passe au train dans le dernier 500 sans monter la cadence, on met juste une petite série sur les 10 derniers coups pour le principe. Derrière, les serbes font une superbe course en embuscade et surprennent les anglais, médaillés olympiques, qui sont relégués en finale B.

Dans l’autre manche, les allemands gagnent devant les NéoZ et les estoniens, dans des chronos similaires aux nôtres. Ça promet une belle course en finale !

Nous sommes confiants, sereins et déterminés. Nous avons fait deux parcours de qualité, en progressant à chaque fois, et il reste de la marge. La suite commence par une bonne récup’, un petit tour à la piscine et un bon repas. Pas de stress particulier, nous savons ce qu’il faut faire.

Après tout « ce n’est qu’une course d’aviron… » et c’est ce qu’on aime !

« Caramba, encore raté ! » 22 centièmes de seconde. 1,16m. Derrière.

BERREST BAHAIN podium lucerne

La découpe du programme pour la télévision fait que nous sommes la première course de l’après midi. On est décidés à faire le show et à sortir les spectateurs de leur torpeur digestive post würst. Le bassin est parfait, l’échauffement s’est bien passé, nous sommes prêts !

Les anglais ont préféré s’abstenir pour « raisons médicales »… un peu frileux ? Ils ont enchainé plus de courses que nous cette saison et doivent être émoussés. On se méfiera quand même d’eux cet été.

GO !

Ça part vite, tout le monde est à fond, personne ne veut rater le bon wagon. Nous sommes dans le paquet, peut être très légèrement devant. Interdit de tourner la tête. Pousser encore. Nous ne répétons pas nos erreurs de la série et de la demi et relançons aux 250, 500, 750 et 1000m. Et cela nous sert seulement à rester au contact ! Le bord à bord est intense, personne n’arrive à prendre l’avantage. Jamais plus d’une seconde entre les 5 bateaux, jamais le même devant plus de 250m !

Citation de tonton, il y a quelques années : « en senior, la course commence le dimanche au 1000m »

On y est, c’est parti ! A droite, les slovènes craquent, à gauche, les allemands attaquent.  On passe devant le parc à bateaux. Sur la plupart des bassins, il est à l’arrivée, près des tribunes, et le brouhaha des spectateurs ne commence qu’a 300m de l’arrivée. Ici, on a des encouragements dès le 1000m. Il ne faut pas s’emballer ni se cramer trop tôt. On est à la ligne d’eau 2, près du parc. J’entends Christine : « LES BRAS Cédric, LES BRAS ! ha oui c’est vrai, enclencher les bras plus tôt.
On attaque, la cadence remonte – elle était descendue à 35,5…- la coque reprend de la vitesse. Ensuite, tout va très vite : 1250, 1500, 1750, les bouées rouges. On est à fond, cadence 41, j’aimerais pas être la barre de pieds, ni me coincer le doigt entre la rame et la dame de nage, comme on dit.
A gauche, rien de nouveau. Je n’ai toujours personne dans la vision périphérique et interdit de tourner la tête. Julien ne donne plus d’infos sur les positions, respirer est devenu prioritaire.  J’entends les allemands à coté, j’entrevois la pointe des NéoZ, j’espère que les estoniens ne sont pas devant.

« BIP BIP BIP BIP »

On passe la ligne. Un regard à gauche : tout le monde est encore là !
Personne ne lève les bras, personne ne rentre au parc à bateaux : personne ne sait.
La photo finish livre le verdict : 2èmes à 22centièmes des allemands et à 1 centième devant les estoniens. Les NéoZ sont loin, à 80 centièmes…

Ce n’est pas encore cette année que nous gagnerons Lucerne. C’est la troisième fois que nous échouons 2èmes à moins d’une seconde des premiers.  Rageant !
Quelques points de satisfaction quand même : nous faisons notre meilleure course de la saison dans un période de fatigue, après une série et une demi moyennes. Tous les prétendants au titre en double étaient là, et sont à notre portée. Nous avons couru la série avec des capteurs, dont les données vont nous permettre d’affiner réglages et technique sur le stage terminal.

D’ici là, je reste une journée pour profiter de Lucerne et des environs, puis je prends mes quartiers à Biarritz pour 10 jours, avec une base avancée à Bayonne pour l’entrainement. Objectif : arriver entrainé mais reposé en stage term’ et se sortir un peu la tête du bateau.

Finale des championnats de France 2009

Après 2 semaines d’attente insoutenable, voici enfin la vidéo de la finale du quatre de couple. Enjoy !

Aviron Toulousain : Champion de France 2009

Image 2

Grosse journée comme prévu !

On commence par la demi-finale du matin, qui a des airs de déjà vu puisque le podium de l’année dernière se retrouve dans la même manche (Toulouse/Rouen/Argenteuil) ! La stratégie était de partir vite pour essayer de se détacher et voir à mi-course si on pouvait gagner sans y laisser trop de plumes. Après un départ canon, nous prolongeons l’effort jusqu’au 1000m, où nous avons une bonne longueur d’avance sur Rouen et Argenteuil, à la bagarre. L’ordre restera le même jusqu’à l’arrivée, tout le monde essaie de s’économiser le plus possible pour la finale. seulement 5 heures après. Dans l’autre demi, Angers l’emporte d’un cheveu (3/100èmes!) devant Villefranche et Meyzieu, en étant plus rapide que nous d’une petite seconde. Surtout pas de panique, nous n’étions pas à fond ce matin, mais j’aurais quand même préféré faire un meilleur chrono, pour leur mettre la pression et nous rassurer.

Les heures d’attentes jusqu’à la finale sont à la fois longues et courtes ! Longues car on a envie d’en découdre et d’aller chercher le fanion, et courtes car il faut récuperer, manger et faire les sacs pour le voyage retour…. Pas le temps de s’ennuyer mais on cogite, on discute, on se rassure. Le titre est vraiment à notre portée, nous pouvons nous appuyer sur nos départs rapides et notre enlevage. On peut monter d’un cran la cadence du train pour creuser l’écart. Mais où en sont les autres ? Villefranche est la seul bateau qui nous a battu depuis 2005, c’était en 2007, mais nous étions 3 à sortir de blessure… Ont-ils laissé passer Angers ce matin ? Angers aussi fait peur, avec Julien à bord ça va forcement aller vite, ils ont une meilleure coque que nous et ils s’appuient sur leur expérience de la Coupe de France… Rouen et Argenteuil étaient ils à fond ce matin ? Vont-ils refaire le coup de l’an dernier à s’économiser pour la finale ?

Réponse à 15h36 : Nous sommes les plus rapides cette année ! L’Aviron Toulousain est Champion de France  2009 !

YES ! Nous conservons le titre pour 21/100èmes…. Quelle bataille avec Villefranche et Angers !  Nous prenons le commandement de la course d’une petite pointe sur les premiers coups, mais ils ne nous laissent pas partir et reviennent à notre hauteur pour aborder le 1000m du milieu en bord à bord. Il va falloir faire le travail au train. Las ! Tout le monde se marque à la culotte et les attaques répondent aux attaques. Dans le bateau de Villefranche, on entend Fred Dufour lancer les attaques tellement fort que l’on sait exactement quand répliquer… Ils réussissent cependant à placer une accélération à l’entrée du dernier 500 et commencent à se détacher. Zut ! Il faut réagir sans se désunir et recoller au plus vite, nous sommes déjà presque au 1750m. A la première bouée blanche, Jérôme, la nage, part comme un fou sur la coulisse. C’est le signal ! On le suit, la cohésion est bonne et la coque ressort de l’eau. J’aperçois de nouveau la nage à ma hauteur. « ça passe! » Nous franchissons la ligne de bulle un bon mètre devant Villefranche, à peine une demi-longueur devant Angers. Quelle course !

La revanche de 2007 est prise, Matthieu remporte son 1er titre en bateau long, et c’est le 4ème titre en 5 ans pour l’Aviron Toulousain dans cette catégorie. Je suis vraiment heureux et fier de mes coéquipiers. C’est toujours une joie énorme de remporter un titre, ils sont tous différents et ont une saveur particulière en équipage. On ne s’en lasse jamais. C’est pour ces sensations là que je fais de l’aviron, pour ces courses, pour ces moments de bonheur au passage de la ligne, ces instants sur le ponton d’honneur…

Merci Jérôme, Quentin, Matthieu et Frédéric (l’entraineur fait parti de l’équipe!)

Banyoles : la finale et une belle médaille…d’argent !

Podium Banyoles Berrest Bahain

Belle journée sur Banoyles pour la dernière course du week-end, décisive pour l’attribution des médailles et la fin du parcours de sélection pour l’équipe de France. La pression est forte depuis une semaine, mais nous nous sentons prêts. Depuis le stage au Portugal en Mars et l’installation dans notre nouveau bateau Empacher, nous enchainons les bonnes sorties. Les premières courses nous ont rassuré sur notre niveau actuel et notre potentiel à exploiter pour la suite de la saison. Il ne restait plus qu’a concrétiser nos ambitions par une victoire pour que notre projet démarre au mieux.

Nous avons réussi un bon départ, qui nous place à côté de l’autre double français au premier 500m, une grosse pointe devant les autres bateaux. Les sensations sont bonnes, la coque glisse bien.  Comme nous sommes des rameurs puissants, il nous faut faire attention sur les phases de départ à ne pas ramer « contre le bateau » en le heurtant mais à bien lancer la coque à chaque coup à l’horizontal : tous les mouvements verticaux l’enfoncent dans l’eau et sont un frein.  Nous avons encore des progès à faire sur ce secteur pour partir plus nettement devant les autres.

Nous entamons le 1000m du milieu en plaçant une grosse série qui nous détache des français et des anglais. C’est cette partie de la course que nous maîtrisons le mieux, et où le gros bloc de travail de cet hiver nous aide à creuser l’écart. Je me suis régalé, profitant de la glisse et de l’instant. Il ne nous est jamais arrivé en quatre de couple d’être devant à ce moment d’une finale, où la domination des polonais était incontestable. Les anglais, forts de leur expérience, réagissent et commencent à attaquer après le 1250m, où nous commençons à payer les efforts du début de course. Nous rentrons dans le dernier 500m au coude à coude avec les anglais et les croates qui entament une belle remontée.

La victoire s’est jouée au sprint avec ces deux bateaux, les autres croates, les américains et l’autre bateau français étant distancés. Nous n’arrivons pas à réagir ensemble et les anglais qui  se connaissent bien en profitent pour passer devant. Nous arrivons à relancer la coque sur les 10 derniers coups mais échouons à 6 malheureux centièmes (soit 30cm) des médaillés de bronze des derniers JO. Rageant ! Une ligne de plus à la liste des contentieux avec nos amis rosbeef.

Malgré cette déception de ne pas commencer sur une victoire symbolique, quelques points positifs : les anglais sont réguliers au top niveau et être si près d’eux tôt dans la saison montre que l’on est sur la bonne voie. Ensuite, nous assurons notre place en double en équipe de France en battant Adrien et JB, également un bateau de référence sur la plan international. Enfin, le plaisir pris ce WE nous conforte dans notre choix de ramer ensemble, prouve que l’on avance aussi en double et met en avant les qualités de Christine, notre entraineur.

Vous pouvez voir la vidéo des courses sur Universal Sports, choisissez l’icône avec le petit rameur sous « Schedule » puis en choisissant la séquence « Row : FISA World Cup – Day 3″. La course du double commence à la 57ème minute. C’est mal fait pour y accéder mais la vidéo est de bonne qualité.

Prochaines échéances : les Championnats de France Bateaux Longs en quatre de couple avec mon club de l’Aviron Toulousain à Aiguebelette le WE prochain, et les Jeux Méditeranéens en Italie du 27 au 29 Juin.

Banyoles : demie-finale c’est fait, double objectif en finale

Berrest Bahain demie finale

On monte d’un petit cran aujourd’hui avec les demi-finales : deux manches, les trois premières places donnent le droit de se battre demain pour les médailles.

Nous remportons notre course en 6′25.48, devant les croates et les américains. Après un départ moins dynamique qu’hier, nous nous battons un peu plus longtemps avec les croates pour la tête de la course, puis nous gérons l’avance en relançant avec des séries efficaces. La cadence n’est toujours pas très élevée sur le train mais nous prenons le temps de ramer long et puissant,  plus ensembles qu’hier sur les relances et les changements de rythme. On se trouve petit à petit. La coque se comporte toujours aussi bien dans le vent de travers (puis pour) et les vagues de fond. Une petite accélération dans le dernier 250 nous met définitivement à l’abri des croates et nous sert de répétition pour la Finale A de demain, où il faudra lancer le sprint final de plus loin.

Au départ nous retrouverons les anglais, médaillés de bronze à Pékin, et vainqueurs de leur demie dans un chrono comparable au notre, les deux bateaux croates qui s’accrochent aux deuxièmes places dans les deux manches, le bateau français avec Adrien et JB et les américains. L’objectif est double demain : gagner cette finale, ce qui serait une première pour nous, toujours placés mais jamais vainqueurs, et assurer notre place de titulaires en devançant l’autre double français sur la ligne. Il faudra faire une course pleine en exploitant la marge restante et prendre la bon wagon dès le début du parcours. Les adversaires seront plus sérieux que dans notre série et notre demie, méfiance donc.

Rendez-vous sur www.worldrowing.com pour suivre la course en direct a 11h15, catégorie M2X. FRA1 = Berrest Bahain, FRA3 = Hardy Macquet

Pour ceux qui se posent la question de l’ambiance dans le groupe avec cette concurrence entre bateaux français, ça va. On parle, mais pas d’aviron, on rigole mais on ne se chambre pas, pas de remarques déplacées ou de commentaires à voix basses. La confrontation est purement sportive et ne déborde pas sur le plan relationnel. On fera le bilan du WE et les plans pour la suite de la saison après la finale.

Que les meilleurs gagnent !

Championnats de France Bateaux Courts 2009 à l’aviron

podium skiff 2009

La traditionnelle messe gersoise de l’aviron français avait lieu ce week-end du 17-19 Avril à Cazaubon / Barbotan-les-thermes au milieu des champs et des curistes. L’occasion de faire le point en ce début d’olympiade sur les forces en présence, les retraites et les nouvelles ambitions. Plus personnellement, j’espérais récupérer mon titre de 2005 et 2007, remporté l’année dernière par Julien Bahain.

Il frappe cependant fort dès le parcours contre la montre, où je termine 2ème à plus de 5 secondes de lui. Rien d’anormal au vu de ma prestation, bien en deçà de mes attentes, tant au niveau physique que technique. Il va falloir être meilleur sur les courses en ligne pour lui tenir tête et disputer ce duel annoncé en affiche des championnats….

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