Voici une petite interview détendue réalisée lors de la Journée sur l’eau EDF au bassin de la Vilette à Paris pour la Team EDF !
Voici une petite interview détendue réalisée lors de la Journée sur l’eau EDF au bassin de la Vilette à Paris pour la Team EDF !
Voici un petit clip corporate Guerlain sur l’aviron, réalisé par Christophe Queval :
Cela fait longtemps que l’idée de faire un article sur mon parcours et mon aménagement d’études me trottait dans la tête. La remise de diplôme de vendredi dernier me paraît être une bonne occasion !
Me voici officiellement Ingénieur en Génie des Matériaux de l’INP-ENSIACET au terme de 8 ans d’études.
J’ai commencé mes études supérieures en intégrant La Prépa’ (à l’époque Cycle Préparatoire Polytechnique) de l’Institut National Polytechnique de Toulouse en septembre 2003. La Prépa’ propose un étalement du cursus sur 3 ans au lieu de 2 pour les sportifs et musiciens de haut niveau qui permet de continuer d’exercer sa passion au sein d’une structure adaptée. J’ai bénéficié d’une équipe enseignante formidable et d’un aménagement sur mesure qui m’a permis de participer aux Jeux Olympiques d’Athènes et à deux Championnats du Monde pendant ma scolarité avec en moyenne 105 jours d’absence dans l’année scolaire (hors vacances) ! Trois années studieuses donc pour débuter la vie étudiante.
La particularité de La Prépa’ est de préparer à l’entrée dans une des 25 écoles d’ingénieurs du groupe INP (Toulouse, Grenoble, Nancy, Bordeaux) sans coucours. La spécialisation de 3eme année m’a donné le goût pour la science des matériaux, et j’ai donc intégré l’ENSIACET en septembre 2006. CPP 4 EVER !

ENSIACET par Gregory Tonon
L’INP-ENSIACET (Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts Chimiques et Technologiques ou encore A7) est née de la fusion de l’ENSIGC et de l’ENSCT. J’ai pu profiter d’un étalement des 2,5 ans d’enseignement sur 4 ans, avec une année supplémentaire pour réaliser mon stage de fin d’études. Là encore, une équipe pédagogique formidable m’a aidé, poussé et soutenu pendant tout mon cursus. Au menu : cours particuliers, cours en ligne, déplacements d’examens, rattrapages (même pendant les vacances scolaires !) au sein du département IMAT (Ingénierie des Matériaux), à cheval sur trois promotions. Grâce à cet aménagement, j’ai pu m’entrainer sérieusement et remporter une médaille mondiale à chaque compétition majeure entre 2007 et 2011. La présence du directeur dans les tribunes aux Jeux Olympiques de Pékin restera un témoignage de l’engagement de l’école à mes côtés. Peu d’écoles supérieures peuvent se vanter d’avoir un médaillé olympique en cours de scolarité. Merci l’A7 !
Mes études se sont terminées par un stage de fin d’études chez Airbus Operations SAS. J’étais dans l’équipe Surfaces Technologiques du Laboratoire Matériaux and Procédés, en charge des problèmes de frottements et d’usure. Les horaires de travail aménagés et l’équipe très accueillante m’ont mis dans de bonnes conditions pour préparer les échéances sportives.
La remise du diplôme a été un grand moment, mélange de fierté personnelle et de reconnaissance envers ceux (nombreux !) qui m’ont aidé.
Merci aux enseignants sans qui ma scolarité n’aurait pas pu aussi bien se passer.
Merci à mes camarades de promotion. Il en faut de la patience pour avoir un rameur de haut niveau dans son groupe de TP/TD ou d’amis…
Voici les liens vers le site internet de La Prépa’ et de l’ENSIACET.
Depuis le retour des Championnats du Monde 2010 en Nouvelle Zélande mi-novembre jusqu’à la qualification olympique début septembre, la saison sportive 2011 a été courte mais intense.
L’objectif principal est rempli avec la qualification du double pour les Jeux Olympiques de Londres 2012. Une bonne préparation terminale, un Championnat du Monde bien construit et au bout un podium, avec une cinquième médaille consécutive en championnat majeur avec Julien et Christine. Battre les slovènes sur leur bassin devant leur public et les australiens champions olympiques en titre pour la médaille de bronze, ça se savoure :
Le reste de la saison internationale est moins étincelant, avec une 10ème place à la première étape de la Coupe du Monde en skiff à Munich en mai, l’annulation de l’étape de Hambourg suite à l’épidémie d’Escherichia Coli en juin et une 4ème place lors de la finale de la Coupe du Monde à Lucerne en juillet. Nous en avons cependant tiré quelques enseignements bien utiles pour notre affutage et notre cohésion.
La saison de club a été marquée par un triplé historique sur le podium des Championnats de France bateaux courts, avec la quatrième victoire consécutive de Julien et la superbe troisième place du jeune Matthieu Androdias. Matthieu signe une performance de tout premier plan en battant notamment deux médaillés olympiques lors de la finale et s’impose comme le leader du quatre de couple tricolore dont il prendra la nage pour la saison. Je dois me contenter de la deuxième place une fois de plus mais il y a du mieux dans la manière. Je n‘ai pas dit mon dernier mot !
Tous les trois réunis en huit de pointe à l’occasion des Championnats de France, nous n’avons pas réussi à faire mieux que sixièmes de la grande finale, dominée par le CN Verdun pour la 11ème fois consécutive.
Coté universitaire, j‘ai effectué mon stage de fin d’études de 8 mois chez Airbus Operation S.A.S de mi-novembre à fin juillet au sein du Laboratoire Matériaux et Procédés avec la soutenance finale au retour des Championnats du Monde, la rédaction d’un rapport interne de 70 pages et d’un mémoire de stage de 50 pages. Un grand merci à mon tuteur Cédric (quel beau prénom) et à toute l’équipe pour leur accueil.
Les choses sérieuses commencent aujourd’hui à Karapiro ! 15 bateaux engagés dans la compétition en deux de couple, tous les prétendants au titre mondial sont présents. La météo est l’invitée surprise de la semaine : si elle était clémente la semaine dernière, elle semble vouloir pimenter les débats avec des forts coups de vent prévus pour jeudi et vendredi. Les courses d’hier ont d’ailleurs été annulées pour la même raison, le bassin étant impraticable, et reprogrammées aujourd’hui. Notre course a été décalée à 12h59.
Nous rentrons directement dans le vif du sujet en rencontrant les allemands Champions du Monde en titre dès la série, les norvégiens qui nous avaient embêtés en série à Lucerne, les argentins et les australiens que nous avons déjà battu en Coupe du Monde. Le vent n’est pas très fort ce matin et souffle dans le sens de la course. Des conditions parfaites pour voir où nous en sommes après tout le travail englouti depuis les Championnats d’Europe. Les consignes sont simples : attaquer tant que nous ne sommes pas devant et creuser l’écart au train
Après une longue attente de 10 min dans les starts pour enlever un gros tas d’algues dans notre ligne d’eau et aligner correctement le bateau, le départ est donné. Nous ne réalisons pas le meilleur départ de la saison, mais nos adversaires du jour non plus, nous sommes en tête de la course avec les australiens. Notre pointe est devant celles des allemands et des norvégiens qui nous encadrent. En prenant la longueur (qui n’est pas notre principale préoccupation dans les 200 premiers mètres), nous reprenons les australiens et creusons l’écart : 1s au 500m puis 1.5s au 1000 et 1500m. Au train le bateau va bien, nous sommes plus bas en cadence que nos adversaires et il nous en reste sous le pied. Nous relançons quelques séries pour rester concentrés et maintenir l’écart. Au 1750m, nous accélérons en remontant légèrement la cadence pour tester notre sprint final : l’écart se creuse immédiatement avec les allemands et nous permet de relâcher l’effort sur les derniers coups.
Bonne entrée en matière donc, mais les anglais et surtout les néoZ n’ont pas fait dans la dentelle dans les autres séries en s’imposant facilement. Un coup d’oeil dans la galerie photo de la fédération vous permettra de vous faire une idée de leur engagement.
La FISA joue l’autruche en maintenant le programme pour les jours à venir avec repêchages mercredi, demies vendredi soir et finale dimanche mais les prévisions météo sont très très mauvaises pour jeudi et vendredi, donc les demies pourraient être décalées à samedi… à suivre !
Vous pouvez me poser directement vos questions sur www.formspring.com/cberrest
Et voilà ! Une semaine après Henley, encore de grands moments avec Christine et Julien. C’est notre 1ère victoire en Coupe du Monde ! Après 6 deuxièmes places, on savoure d’autant plus… Et les médailles c’est tellement plus joli en or.
Nous gagnons notre duel dans la course face aux anglais, qui nous ont battu deux fois à Munich et en quart de finale vendredi soir. C’est déjà un bon motif de satisfaction !
Gagner à Lucerne, au même titre que gagner à Henley, est aussi un fait rare dans une carrière de rameur. Cela fait 10 ans qu’un bateau français n’avait pas gagné ici ! Même si ce n’est jamais un objectif dans une saison, c’est toujours un bon point de passage, surtout quand tous les gros bateaux sont là comme cette année.
L’enchaînement des parcours depuis un mois a été très instructif. Quatre 2000m à Munich, trois au Creusot, trois à Henley (sur 2112m d’ailleurs) puis de nouveau quatre à Lucerne, soit 14 parcours en un mois, on peut dire qu’à l’échauffement, on sait à quoi s’attendre et qu’on commence à bien se connaitre. Nous avons franchi un palier dans l’approche et la gestion des courses et j’espère ne jamais le repasser dans l’autre sens ! On voit aussi que notre gros travail hivernal nous permet d’encaisser plus de courses que ce que nous pensions possible. A méditer pour les autres années…
Les trois semaines à venir vont quand même être importantes pour la récupération et la reprise du travail de fond en vue des mondiaux. Nous sommes dans le vrai avec cette composition, notre façon de ramer et notre manière de fonctionner avec Christine, mais nous n’avons toujours pas de titre en grand championnat. A nous de tout optimiser jusqu’en Novembre pour rester au top !
Nous partons quinze jours en stage en altitude à Tignes début août avec Vélo et musculation au programme, avant de reprendre le bateau pendant une semaine à Belleçin (Jura). Ensuite nous irons chercher un titre européen au Portugal mi-septembre avant de partir pour la Nouvelle-Zélande pour tenter d’accrocher un titre mondial. Malgré nos bonnes performances du mois, tout reste à faire.
Je vous invite à regarder la vidéo de la finale de Lucerne ici, onglet 2010 World Cup 3, catégorie M2X
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Voici la vidéo de l’arrivée de la demi-finale contre les Néo Z et de la finale contre les anglais pour la Double Sculls Challenge Cup !
A voir en HD si votre connexion vous le permet, et avec le son pour l’ambiance. Ne me demandez pas pourquoi, mais on voit aussi l’arrivée d’une course en huit.
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Après un retour express de Munich, nous sommes trois jours sur Toulouse pour préparer la fin de saison en club avec les Championnats de France au Creusot. Avec Matthieu Androdias et Jérôme Descazeaux, nous défendrons notre titre acquis en 2008 et conservé en 2009. Suite à son installation sur Toulouse, Julien Bahain nous rejoint cette année dans le bateau. Nous serons favoris pour le titre, malgré le peu d’entrainement en commun, grâce à notre expérience et notre grosse envie de gagner. Cette année encore, 4 Champions de France junior en skiff dans le bateau (2002-2003-2004-2006-2008).
Contre nous, quelques clients sérieux avec Villefranche, Rouen, Angers et Argenteuil, tous finalistes l’an dernier et qui ont pu travailler leurs équipages dans l’hiver et lors des régates de printemps. Avec 13 engagés, ce sera le traditionnel format série-repêch-demi-finale, avec les courses en fin de journées à partir de vendredi.
Résultats à suivre comme d’habitude sur www.avironfrance.asso.fr catégorie HS4X !