Comme vous l’avez peut être remarqué si vous êtes des habitués, ce blog n’avait pas été mis à jour depuis un certain temps… Rassurez vous, je vais me rattraper maintenant que j’ai le temps de faire de beaux articles les mises à jour seront plus fréquentes ! A venir également, une refonte totale du site et pleins de nouveaux contenus !
Pour suivre l’aventure en double avec Julien, vous pourrez aussi aller sur notre nouveau site commun qui sera en ligne prochainement sur www.bahain-berrest.com. L’ouverture simultanée d’un chaine YouTube, d’un compte Tweeter et d’une page Facebook devrait amener pas mal de contenu que l’on essaiera de rendre intéressant.
En exclusivité, voici un teaser de la page d’accueil ! Ne le dites pas à Julien je n’ai pas le droit
![Bahain-Berrest [Accueil]](http://cedricberrest.files.wordpress.com/2011/10/bahain-berrest-accueil.jpg?w=343&h=368)
Nous avons déjà réalisé quelques vidéos pour notre future chaine YouTube :
Episode 1 : Aout 2011
Episode 2 : Stage terminal
Episode 3 : Parcours handicap
Episode 4 : Objectif Bled
Episode 5 : Cruise in Bled
Episode 6 : Monde 2011
Episode 7 : Toscane
Depuis le retour des Championnats du Monde 2010 en Nouvelle Zélande mi-novembre jusqu’à la qualification olympique début septembre, la saison sportive 2011 a été courte mais intense.
L’objectif principal est rempli avec la qualification du double pour les Jeux Olympiques de Londres 2012. Une bonne préparation terminale, un Championnat du Monde bien construit et au bout un podium, avec une cinquième médaille consécutive en championnat majeur avec Julien et Christine. Battre les slovènes sur leur bassin devant leur public et les australiens champions olympiques en titre pour la médaille de bronze, ça se savoure :
Le reste de la saison internationale est moins étincelant, avec une 10ème place à la première étape de la Coupe du Monde en skiff à Munich en mai, l’annulation de l’étape de Hambourg suite à l’épidémie d’Escherichia Coli en juin et une 4ème place lors de la finale de la Coupe du Monde à Lucerne en juillet. Nous en avons cependant tiré quelques enseignements bien utiles pour notre affutage et notre cohésion.
La saison de club a été marquée par un triplé historique sur le podium des Championnats de France bateaux courts, avec la quatrième victoire consécutive de Julien et la superbe troisième place du jeune Matthieu Androdias. Matthieu signe une performance de tout premier plan en battant notamment deux médaillés olympiques lors de la finale et s’impose comme le leader du quatre de couple tricolore dont il prendra la nage pour la saison. Je dois me contenter de la deuxième place une fois de plus mais il y a du mieux dans la manière. Je n‘ai pas dit mon dernier mot !
Tous les trois réunis en huit de pointe à l’occasion des Championnats de France, nous n’avons pas réussi à faire mieux que sixièmes de la grande finale, dominée par le CN Verdun pour la 11ème fois consécutive.
Coté universitaire, j‘ai effectué mon stage de fin d’études de 8 mois chez Airbus Operation S.A.S de mi-novembre à fin juillet au sein du Laboratoire Matériaux et Procédés avec la soutenance finale au retour des Championnats du Monde, la rédaction d’un rapport interne de 70 pages et d’un mémoire de stage de 50 pages. Un grand merci à mon tuteur Cédric (quel beau prénom) et à toute l’équipe pour leur accueil.
le résumé de notre aventure à suivre à partir de demain !
Beaucoup de possibilités pour suivre en direct cette année, trouver de belles photos et même des vidéos :
Le groupe Facebook du championnat du monde
Le site de la Fédération Française
Le site officiel des championnats du monde
Le channel Youtube pour les vidéos
Le flux twitter des résultats en direct
Vous pouvez toujours poser vos questions sur www.formspring.com/cberrest
L’Aviron Toulousain est cette année encore parmi les meilleurs clubs français, avec une troisième place au classement masculin et une quatrième place au classement général. Bravo à la formidable équipe de bénévoles passionnés qui font tourner le club, l’unique en première division à fonctionner sans entraineur salarié !
Il fallait gagner. Pour marquer les esprits, pour nous rassurer après un stage moyen en Aout et envoyer un signe fort aux anglais et aux Néo-zélandais, seuls bateaux majeurs absents de cette compétition. Pour montrer que notre montée en puissance du mois de Juillet n’avait rien d’un coup de chance. Pour nous enlever cette réputation de gentils deuxièmes. Pour entendre la Marseillaise et ramasser le gros bouquet. Il fallait gagner.
Nous avons beaucoup discuté avec Christine depuis le début du stage de préparation. Le stage en altitude du mois d’Aout, s’il a été bénéfique physiquement, nous a fait perdre nos repères de double et le petit stage d’une semaine dans le Jura n’a rien amélioré. La séance vidéo de jeudi dernier a été un véritable électrochoc : nous n’arrivons pas à reproduire ce que nous faisions à Lucerne début Juillet, et nous n’inquièteront personne en ramant comme ça !
Les sorties de préparation en confrontation avec les autres équipages français ne nous rassurent pas non plus. Nous travaillons avec des temps de référence qui nous permettent de comparer deux bateaux de vitesse différente, et nous sommes loin des bateaux de tête (quatre sans barreur lourd et PL).
Sur le travail de vitesse nous commençons à retrouver des appuis communs mais la vitesse de coque n’est toujours pas très élevée. Le doute est installé et la patience et la sérénité de Christine sont les bienvenues.
Il fallait un bassin de course, des concurrents et une ligne d’arrivée pour nous réveiller. Nous vivons pour la course. On s’ennuie vite dans une Formule 1 en centre ville.
Nous retrouvons nos repères sur le magnifique bassin de course de Montemor-o-velo, au Portugal. L’atmosphère des grands événements est bien là : bannières de couleur et contrôles de sécurité mis à part, on se croirait à Athènes ou à Pékin !
Le décor est planté, et l’action commence tôt puisque nous retrouvons les allemands Champions du Monde en titre et les serbes 5èmes des mondiaux 2009 dès la série. Après un bon départ, nous attaquons avant le 1000m puis creusons notre avance au train avant de contrôler la fin de course, ce qui deviendra notre profil type pour les autres courses du WE.
La chance nous sourit un peu en demi-finale puisque les allemands sont dans la même manche que les estoniens et que nous avons une course au niveau moins relevé. Tout est relatif, nous sommes quand même dans en demie d’un grand championnat majeur, et nous sortons un gros parcours pour tuer la course et nous mettre à l’abri.
Nous nous sommes retrouvés techniquement et abordons la finale dans le costume du favori. Il est un peu plus lourd à porter. Une habitude à prendre en vue des mondiaux et des années à venir.
Tout le stress généré depuis deux semaines est sur nos épaules avant que le starter ne lance les hostilités. Bien encadrés par les Champions du Monde et les Champions d’Europe 2009, notre départ canon place d’entrée notre pointe devant la meute. Personne ne la reverra !
Mieux encore qu’à Lucerne, nous arrivons à mettre en place notre geste technique plus tôt dans la course et à sortir du groupe de tête sans nous mettre dans le rouge. Une fois devant, nous sommes en position de force et personne ne cherche à nous attaquer. Nous appliquons chaque coup pour creuser l’écart. 2,5 secondes au 1000m et 3 secondes au 1500m, la course est gagnée mais il faut encore la finir… Nous contrôlons le retour des prétendants aux médailles sans faire de sprint final et sommes Champions d’Europe 2010 !
Vous pouvez aussi poser vos questions sur www.formspring.com/cberrest
Après un retour express de Munich, nous sommes trois jours sur Toulouse pour préparer la fin de saison en club avec les Championnats de France au Creusot. Avec Matthieu Androdias et Jérôme Descazeaux, nous défendrons notre titre acquis en 2008 et conservé en 2009. Suite à son installation sur Toulouse, Julien Bahain nous rejoint cette année dans le bateau. Nous serons favoris pour le titre, malgré le peu d’entrainement en commun, grâce à notre expérience et notre grosse envie de gagner. Cette année encore, 4 Champions de France junior en skiff dans le bateau (2002-2003-2004-2006-2008).
Contre nous, quelques clients sérieux avec Villefranche, Rouen, Angers et Argenteuil, tous finalistes l’an dernier et qui ont pu travailler leurs équipages dans l’hiver et lors des régates de printemps. Avec 13 engagés, ce sera le traditionnel format série-repêch-demi-finale, avec les courses en fin de journées à partir de vendredi.
Résultats à suivre comme d’habitude sur www.avironfrance.asso.fr catégorie HS4X !
En demi-finale nous retrouvons les anglais, vainqueurs de leur série, les néo-zélandais avec un nouvel équipage et un bateau allemand avec deux jeunes prometteurs. C’est une course piège ou il ne faudra pas faire les mêmes erreurs que la veille. Nous nous battons en tête de la course avec les anglais jusqu’au 1000m où ils nous décrochent petit à petit. Derrière, ça chauffe pour les néo-z qui n’ont pas l’air super à l’aise techniquement, et se font déborder par les allemands et les tchèques. Nous contrôlons la fin de course sans chercher à attaquer les anglais, sans trop se relâcher pour ne pas se faire avoir par les allemands qui ont un finish impressionnant. Les sensations sont meilleures, et la cohésion avec Julien s’améliore avec les parcours. En attaquant les anglais en finale ça peut passer pour la gagne. Dans l’autre demie, les chinois, suisses, américains et slovènes se tirent une grosse bourre, reléguant ces derniers avec nos amis thèques de la série en finale B.
Pour la finale, le mot d’ordre est simple : attaquer, tenter et tant pis si ça casse. Le but est vraiment de profiter de cette course pour trouver nos limites. Nous partons d’entrée devant avec les anglais et les suisses, qui lâchent un peu dans le deuxième 500. Nous attaquons en lançant des séries et en repartant au 1000m. Premier constat : nos attaques fonctionnent puisque nous passons la pointe devant à 1100m. A ce moment de la course je suis persuadé que l’on va gagner, mais leur relance à 1400m les replace en tête. Ils conserveront la même avance jusqu’à l’arrivée. Les allemands portés par leur public et quelques vuvuzélas font encore une grosse fin de course et viennent chercher la médaille de bronze.
Nous sommes satisfaits de notre parcours, sans doute un des meilleurs que nous ayons fait en double depuis 2 ans. Avec un peu plus de cohésion technique, un stage terminal et en évitant de passer par les repêchages, nous battrons les anglais !